Visite Domaine de la Grange 'La Prévoté'

La visite en image

L'historique des lieux

L’ancienne propriété du maréchal d’Empire Jean-Baptiste Bernadotte, futur roi de Suède, située à 35 km au Sud-Est de Paris, vient d’être entièrement rénovée par la Ville de Savigny-le-Temple. Sur 13 hectares, le domaine comprend un château et des écuries d’inspiration Second Empire, ainsi qu’un parc à l’Anglaise (avec grotte, étang et cascade) et à la Française, réservé aux grandes manifestations. Au coeur de la Ville nouvelle de Sénart, le domaine est loué pour la sérénité qui y règne et son ouverture à tous les publics.
Le jardin potager a été réhabilité à l’emplacement de l’ancien potager du domaine, datant, au moins, de 1760. Il s’étend sur 1,5 hectare depuisla haute pergola d’un bleu ciel sombre jusqu’à un pavillon d’accueil du programme horticole du domaine. Aménagé « à la française » il est composé de parcelles de dimensions différentes, autour de l’ancien puits. Au nord, l’ancien mur en meulière et une maison à colombage ont été préservés.
L’activité du jardin-potager est centrée sur la préservation et la mise en valeur de la biodiversité cultivée d’Île-de-France. Il associe des collections pérennes (d’arbres fruitiers, de saules-osier, etc…) et des plantes potagères, ornementales, aromatiques et céréalières annuelles. Les multiples partenariats dont le jardin bénéficie lui permettent de présenter continuellement de nouvelles méthodes de jardinage : chantier d’insertion, traction asine, jardinières pour enfants et personnes à mobilité réduite sontautant d’actions qui ouvrent le jardin « à la Ville et à la Vie ».
En dehors des jours d’ouverture au public,les visites guidées du château, du parcours botanique et du jardin-potager sont proposées sur rendez-vouspar l’Association des Amis du Château de la Grange. Des animations pédagogiques sont aussi organisées. Le domaine propose diverses possibilités de locations de salles et d’espaces extérieurs en semaine.

Compte-Rendu

Nous sommes reçus par Fayçal ANSEUR, le responsable du potager cultivé en permaculture.
Le matin fut consacré à la visite et l’après-midi aux questions réponses.
Lors de la visite sur place Fayçal a répondu à toute nos questions sur les techniques de culture, le rôle fondamental des arbres…

Si cela ne tenait qu’a lui il en planterais partout

Les 7 bonnes raisons d’avoir des arbres dans un potager en agroécologie : les apports en minéraux ( Paille, Feuilles, bois, compost, fumier de cheval, de vaches…),

Le travail se fait avec des outils à main type grelinette ( outil merveilleux nous disent ses collaborateurs et facile d’utilisation). l’absence de tout gros matériel type tracteur. (éviter de labourer)

La culture se fait par planche recouverte d’apport ( paille, fumier…).

Nous visitons aussi les deux serres du potager.

L’ensemble produit 12 Tonnes.

   – Fayçal 3 jours par semaine

   – 10 personnes en insertion ( équivalent 1 personne 1/4)

L’après-midi, été consacré aux questions réponses

Que devons-nous faire pour 2018 à la Grange sachant que nous n’avons aucune obligation de production en 2018 même s’il était envisagé de produire des rattes pour préparer le terrain.
Antoine a pu expliquer le travail du PARC et le « désign » pour utiliser le mot de Fayçal qui a été proposé.

Implications pour la Grange

Ne pas labourer comme cela était prévu

Récolter et stocker les apports organiques ( Feuilles, Fumiers, paille, compost, déchets de bois)

La partie non cultivée recouverte des trèfles peut rester ainsi 3 à 4 ans, mais une tonte devra être faite

Il faut absolument former les personnes et Fayçal peut assurer cette formation

Il faut adopter la technique à la nature des terres

Formation de 10 jours ouverte à tous ( bénévoles, adhérents, non adhérent ) pourra être organisée à la GDB dans les conditions qui restent à fixer

Il faut trois ans pour arriver au stade du potager actuel

Création d’un écosystème ( avec les haies, la mare..) et pourquoi pas des poules?…….
Fayçal s’est refusé de nous faire une proposition tant qu’il n’a pas été sur place mais nous a donné plusieurs conseils:
Fayçal précise qu’il a vu avec 2 à 3 de ses collaborateurs formés par lui pour venir travailler à la GDB pendant quelques jours ( hébergement dans leur caravanes) modalités à définir ( travail, rémunération…..)

Conclusions

1.
En accord avec Didier Chapuis nous n’avons aucune obligation de produire cette année, l’idée est de préparer le terrain, de former des bénévoles volontaires, et de rechercher un maraîcher professionnel répondant à un cahier des charges à établir ( pas seulement un permaculteur mais un gestionnaire….)
2.
Il vaut mieux acquérir le savoir-faire que faire dans la précipitation. Le temps n’est pas notre ennemi.
3.
La collaboration de Fayçal ( il n’est pas contre sous réserve de définir des objectifs et un timing) en appui du PARC ( à définir) me parait nécessaire.
4.
Le jardin fait partie d’un projet plus global incorporant tourisme, pédagogie, formation, innovation, environnement au sens large
Jean Claude Herolt rappelle quelques principes :

1.
Abandon du projet labour pour le jardin
2.
Regarnir de trèfles les parties de terres non garnies
3.
Fixer un endroit de stockage pour les matières organiques
4.
Plan d’action ( qui, quoi, comment?) pour trouver de la paille, des feuilles, du bois, du compost bio….)
5.
Sur la partie réservée à la GDB du plan du PARC il est proposé aux bénévoles volontaires de cultiver une ou deux planches selon les techniques de Fayçal, l’objectif est d’appliquer la méthode, de se former, d’appréhender les difficultés et de faire quelques productions pour la GDB
6.
Présenter au foyer rural le film avec le réalisateur, Fayçal, le PARC, Maryline pour les questions réponses
7.
Elaborer un plan de formation pour aboutir à l’issue au design définitif du potager ( voir si on peut trouver dans cette cession de formation le maraîcher professionnel